avril_1969

Ce matin, j'ai ouvert les guillemets,

Il y a comme un vide, un espace qui ne sera plus jamais rempli,

Des sentiments qui sont mis en pointillé ...

C'est une parenthèse qui s'attarde, 

Une virgule mal placée qui ne pourra jamais s'enlever,

Chaque jour est un alinéa à surmonter,

Un paragraphe de plus à réinventer,

Au point de chaque jour, point d'exclamation, le silence...

Ta voix qui se perd entre les lignes,

Ton sourire comme un tilde figé, s'évanouie ...

Et puis ce jour de décembre, suspendu, comme l'apostrophe provocateur,

La flèche pointée dans le coeur comme l'umlaut de trop,

Te voilà évanescente,

Pourtant des souvenirs de toi en forme d'acrostiches s'attardent,

Tu avais mis tant de majuscules aux matins de ma vie,

Tout est mis désormais en suspension,

Comme ce point final, fatal... 

Que je rechigne à lancer sur le papier ...fâché...

Véronique Blandin