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Le blog de Véronique Blandin
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18 novembre 2016

Mon enfance ... de Gorki, à Sagan, à Hervé Guibert, en passant par Dostoëvski, Jules Roy, Denuzière...

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Je me souviens de ces moments, assise en tailleur, souvent dans ma chambre, un livre comme seul témoin de mes rêveries ...

Je m'évadais tellement que j'en oubliais tout ce petit monde qui s'agitait quelque part dans la maison ...

J'entends encore ma mère m'appeler et son impatience quand je ne venais pas ...

J'étais avec les personnages de Dénuzière quelque part en Louisiane ! Je me voyais chevauchant avec Clarence Dandrige ou dansant à son bras, vêtue des plus belles crinolines, me promenant en sa compagnie sous les grands chênes ! J'étais émue et triste quand la fièvre jaune faisait trembler la belle Virginia Trégan...

Je passais aussi de longs moments en  compagnie de Raskolnikov, pris, entre "ses crimes et ses châtiments", interloquée par les tourments de Mychkine, 'l'Idiot". Je commençais de toucher du bout des doigts la tumultueuse série des "Frères Karamazov" qui aujourd'hui m'accompagne encore et qui n'a pas encore délivré toutes ses clés .... 

Et puis, mon coeur se tournait vers la fragilité et le talent de Maxime Gorki. J'ai pleuré en lisant : En gagnant mon pain ou bien encore Enfance ! J'ai tellement aimé Maxime Gorki, que souvent je le relis inlassablement ... 

Je passais mes soirées quelques années plus tard avec Julius, "mon Julius". Quelle vie romanesque ! J'ai découvert quel grand homme était Jules Roy, en me "noyant" dans ses "Mémoires Barbares", en rêvant dans ses "Amours Barbares" ... Chevauchant "ses chevaux du Soleil" ... En lisant Julius, c'est l'âme profonde de Vézelay qui m'intrigue, et la chaleur de l'Algérie que je ressens ...

Je suis toute retournée, quand "l'homme au chapeau rouge" me sort de mon adolescence et de ma naïveté. J'en tombe amoureuse, il est mon "Ziggy" à moi et ses yeux bleus vitreux ne cesseront jamais de me tourmenter et de me faire fondre. C'est alors que "le cytomégalovirus" marque pour toujours ma génération. Le soir où Bernard Pivot, l'invite avec maman, ont est en état de sidération et nous sommes sous le charme. Je suis, désormais "folle" d'Hervé comme il est "fou de Vincent"... "Cet ami qui ne t'as pas sauvé la vie", me donne envie de crier .... malgré ton départ, tu restes pour moi "mon Valet" ... Je déguste tes livres en écoutant Prokofiev, en toute "pudeur et impudeur", sur toi je pourrais écrire des heures ... Tu manques à la littérature ... Tu me manques tout simplement...

J'ai seize ans quand "Bonjour Tristesse" m'emporte dans la vie de Cécile. Et depuis, "le charmant petit monstre" devient mon idéal littéraire. Je t'aime éperdument encore et surtout je te comprends ... et pour toujours ! Quelques années plus tard, "La laisse" m'impressionne. De Guerre Lasse me donne des frissons ... et son auto-critique "Derrière l'épaule" me suit partout ... 

Oui il y en a encore tellement ... les Konsalik, les Simenon, Agatha Christi et Exbrayat... Hugo et Zola ... Byron ... Pascal ... 

Alors avec tout ça, mes souvenirs d'enfance, sentent bon l'odeur des bibliothèques, de l'encre ... 

Si un jour vous me cherchez, je suis certainement le nez plongé, dans un de ces souvenirs d'enfance .... 

Véronique Blandin

 

 

 

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26 octobre 2016

A vos stylos, à vos crayons, à vos plumes... à votre imagination : concours amateur de nouvelles d'Ecrire sous les Halles ...

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Oui le 21 éme concours de nouvelles a été dévoilé, Écrire sous les Halles cette année a choisi le thème :"Une goutte d'eau suffit" !

Alors vite n'hésitez pas à écrire et nous envoyer vos nouvelles ....

De la classe de 5éme en passant par le lycée et bien sûr les adultes, vous avez jusqu'au 16 janvier 2017 pour nous faire parvenir vos écrits ... 

Tous les détails du réglement et les diverses informations sur le site de Lire sous les halles dont voilà ci-dessous le lien : 

http://liresousleshalles.eklablog.com/

Ou sur le blog de Jean-Noël Leblanc : 

http://jnleblanc.canalblog.com/

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Les résultats du concours seront dévoilé le dimanche 21 mai 2017 lors du salon de la nouvelle ...

Vite écrivez ....

Véronique Blandin

 

24 octobre 2016

L'homme effacé....

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Il a cherché tant et plus,
Un regard, des égards,

Finalement résigné,
Il s'est posé là,

Le visage buriné, les mains tannées,
La couleur de ses yeux n'avait pas changée,

Plus de nom, 
Sa mémoire s'amenuise comme peau de chagrin,

Sa barbe grisonnante,
Cache des lèvres asséchées,

Les mots rares et malhabiles,
Ne sonnent plus au milieu du tumulte de la ville, de sa vie,

Il s'arrange avec l'hiver,
S'endort plus léger au coeur de l'été,

Mais inlassablement, inexorablement,
A vos yeux indifférents, 

Il restera toujours injustement,
A vous nantis, manants, ventripotents arrogants,

Rien qu'un vilain insignifiant
Rien qu'un paumé,

Un pauvre erre chiffonné,
Moins  qu'un homme,

Tout juste un homme effacé....

Véronique Blandin

 

 

23 octobre 2016

Sur mon île ...

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Ton écrin minuscule,
Pris entre Océan et ciel sans tourment,
Ton orient sablonneux,
Me donnera la douceur,
Ta côte sauvage,
Me donnera l'embrun vivifiant,

Ma petit île du Ponant,
C'est là que je poserai mes valises,
Lourdes du temps,
Tous les chemins m'ont menée à toi,
Mon coeur a battu de ces vagues,
Qui t'ont façonnée, déchiquetée élégamment,

Tes ruelles étroites,
Aux maisons blanches éclatantes,
Veines mouchetées de bleu, de roses,
D'hortensias pimpants,
Me mèneront toujours,
Vers l'Océan mon amoureux fidèle,

Et un matin sans bruit,
Je me glisserai doucement,
A la pointe de ta côté dentelée...

 

Véronique Blandin

 

16 octobre 2016

"Ce baiser" .... "3615 code qui n'en veut"

 

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François Morel m'a enchantée dans les années 90 avec les Deschiens .... c'était un moment de rire que j'attendais avec impatience ...

Il est excellent sur France Inter dans "son billet" dans le 7 à 9 ...

Je l'aime énormément dans les téléfilms où il s'exerce souvent dans des rôles dramatiques, genre où on ne l'attendait pas forcément !   Dans les films aussi .... 

Quand on sait qu'il écrit pour Maurane, Juliette Gréco, Juliette... ce "touche à tout" est un surdoué ....

Et récemment il vient de sortir son deuxième album dont il a écrit la plupart des textes accompagné d'Antoine Sahler pour la musique : La vie (titre provisoire). Le titre phare de cet album est "ce baiser". On peut trouver un duo avec Louis Chedid : C'est encore long, l'enfance , ou avec Antoine Sahler : Trucs inutiles, ou bien encore avec Anouk Aïata : Amalia.

Un album toute en douceur, en tendresse ... plein d'émotions, d'amour et d'humour ... tout François Morel quoi .... alors oui 3615 code qui n'en veut ? Je réponds : moi ....

 

 

J'ai pas pu résiter .... 

 

 

Véronique Blandin

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16 octobre 2016

"Donner ...Je ne sais faire que donner" !

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Je préfère rester celle que je suis plutôt que de céder aux chants des sirènes !
Je préfère rester celle que je suis plutôt que de me fondre dans la masse !
Je préfère rester celle que je suis plutôt que de dire oui à toutes ces modes absurdes ! 
Je préfère rester celle que je suis plutôt que de céder à la facilité !
Je préfère rester celle que je suis que de jouer la comédie !

Je préfère rester dans l'ombre plutôt que de briller l'espace d'un instant ! 

Je préfère donner que recevoir .... 

 

Véronique Blandin

15 octobre 2016

"Un instant sur ce banc" .....

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Photo personnelle Véronique Blandin

Déposer les larmes comme on pose les armes,
Regarder le monde qui tourbillonne en automne,
Etre vivant après tant de tourments,

Sentir le vent entre les feuilles dorées,
Respirer les parfums envoûtants,
Se réchauffer auprès d'un soleil rare,

S'extirper lentement de cette langueur tenace,
Se laisser emporter par la douceur d'un soir,
S'imaginer si léger comme plume duveteuse,

Rêver l'inaccessible toujours plus loin,
S'amuser d'un rien, d'un tout,
Chanter un petit air oublié,

Se poser, seule,un instant sur ce banc...


Véronique Blandin

 

11 octobre 2016

"L'impertinent Absolu' ...

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Commence au Petit Palais une exposition sur  Oscar Wilde !

L'auteur du "Portrait de Dorian Gray" est mis dans la lumière dans cette exposition, la première en France sur ce "dandy" irrévérencieux de la grande époque victorienne.

On peut le découvrir à travers de cette exposition très visuelle et assister à des conférences concernant son oeuvre ...

Pour moi, il est aussi le roi des aphorismes ! 

 

 

"Aujourd'hui les gens connaissent le prix de tout et la valeur de rien ..."

Véronique Blandin

22 octobre 2016

Un jour un destin, Jean Ferrat ...Compagnon de route ...

 

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Jean Ferrat n'aimait pas qu'on dise de lui qu'il était un chanteur ! Il se disait "un homme qui chante" et cette formule me plaît beaucoup!

Comme vous le savez tous, Jean Ferrat ce n'est pas n'importe qui. Il est mon père spirituel, mon maître à penser, mon guide ... mon compagnon de route. J'ai eu l'immense chance d'échanger avec lui à travers des lettres ... Il manquera toujours à ma vie La Rencontre .... Mais chaque jour qui naît il y a Jean pas très loin... Pas un jour sans une chanson qui remonte à la surface .... Pas un jour sans me rappeler ses mots. Et si je dévie je repense à lui et je suis de nouveau moi-même ... 

Il était fidèle à ses valeurs, fidèles à ses amis, sa montagne, aux gens qu'il aimait ... 

Dimanche soir à 22 h 50 sur France 2, Laurent Delahousse nous présentera : Un jour un destin, compagnon de route...

En écrivant ces quelques lignes, je sens les larmes pointer. Mon fils m'a dit tout à l'heure : "Tu ne pleureras pas maman, dimanche soir..." ! Je ne sais pas. Il y a eu la vie avant la mort de Jean Ferrat et la vie après ... cette dernière lettre jamais postée, restée ce matin du 13 mars 2010 sur mon bureau ... J'avais tant à lui dire encore ...

Jean ce n'est pas que la chanson : La montagne !! Il y en a tant à son répertoire, toujours d'actualité ... des moins connues etc Je suis intarrissable sur son répertoire et sur l'homme qu'il était ....

Il me guidera toujours, son chant sera toujours un ruisseau  ! Je t'aime Jean....

 

 

Véronique Blandin

4 octobre 2016

Les céanothes poussent encore ....

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J'ai entendu tant de rumeurs assassines,
Traversée des tempêtes féroces,
Reçu des coups lourds de sens ...

J'ai vu tomber les corps déchiquetés des hommes,
Les femmes vêtues de noirs comme seul drapeau,
Les enfants aux larmes gravées dans la peau....

J'ai scruté la moindre petite lueur,
Le moindre soupçon d'espoir,
Le plus petit soubresaut de calme ...

J'ai vu s'écrouler les empires,
S'abbatre les colosses,
Les puissants démunis...

La terre trembler, l'océan se déchaîner,
Les hommes devenir fous,
Le feu dévaster la garrigue asséchée,
Les uns prendre maquis les autres l'intolérance,

Mais à travers ses ruines fumantes,
Ses siècles de violences,
Parmi les ronces acérées,
Les esprits torturés,
Les céanothes poussent encore ....

Véronique Blandin

 

 

 

18 octobre 2016

C'est si facile ....

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C'est si facile de le dire,
Si facile de l'écrire,

C'est si facile de l'entendre,
Si facile de le croire,

C'est si facile à imaginer,
Si facile à idéaliser,

C'est si facile de le lire,
Si facile de le rêver,

C'est si facile de le trahir,
Si facile de le quitter,

C'est si facile de le crier,
Si facile de l'assener,

C'est si facile de l'encenser,
Si facile de le brûler,

Aimer c'est tellement autrement.... 

Véronique Blandin

 

1 novembre 2016

Dans le coin là-bas...

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Vous les sans nom les sans voix,
On vous met dans le coin là-bas,

Petit monticule de sable,
Si peu visible, si anonyme,
La même croix vous est donnée,
Même si vous n'étiez pas de ceux-là,

Vous les sans nom les sans voix,
On vous met dans le coin là-bas,

Pauvres indigents, pauvres parias,
Les mal-lotis, les sans logis,
Le même endroits vous est donné,
Même si vous n'étiez pas d'ici,

Vous les sans nom, les sans voix,
On vous met dans le coin là-bas,

Pas de trace, aucune larme de versée,
Pas de requiem pour vous accompagner,
Tout au plus quelques oiseaux s'envolant légers,
Même si vous aviez depuis longtemps oublié,

Vous les sans nom, les sans voix,
On vous met dans le coin là-bas,

Mais aujourd'hui seule, et lentement,
Je me suis arrêtée au dessus de vos dernières demeures,
Vous laissant un peu de mon coeur,
Même s'il est trop tard pour faire revivre vos mémoires,

Vous les sans nom les sans voix,
Je vous ai emmenés dans mon coin là-bas....

Véronique Blandin

 

25 octobre 2016

C'est dans les mêmes wagons...

 

 

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C'est dans les mêmes wagons,
Que vous pousse l'Histoire,

Qu'on vous appelle Amara, Samuel ou bien Sarah,
Amédé ou Kunta Kinté,

C'est dans les mêmes wagons,
Qu'on vous amasse comme balle de coton,

Que ce soit d'Alep, de Phnom Penh, ou de l'île de Gorée,
Ou même de Varsovie,

C'est dans les mêmes wagons,
Que vos pleurs s'évanouissent,

Que ce soit la force, ou bien la volonté,
Qui vous font fuir l'horreur ou l'oppresseur qui vous y a jetés,

C'est dans les mêmes wagons,
Que vous attendez votre heure,

Peu importe le temps, l'époque, les hommes et les enfants,
C'est le même malheur qui fait couler leur sang,

C'est dans les mêmes wagons,
Que vous tendez la main,

Vous êtes désarmés,
Et pourtant on vous craint,

C'est dans les mêmes wagons,
Qu'on vous oublie trop vite,

Ceux qui se disent des hommes,
Ceux qui vous rejettent avec force,

Savent-ils qu'un jour, 
On pourrait les pousser,

Dans ces mêmes wagons,
Qu'aujourd'hui ils ignorent ?

Véronique Blandin

 

 

 

 

10 octobre 2016

Puisque ainsi va ma vie....

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Elle est sournoise et malicieuse,
S'insinue dans les moindres recoins de ma vie,

Elle prend son temps mine de rien,
Prend de plus en plus de place,

Elle sait se faire alliée pour mieux m'épier,
Se love comme louve rusée,

Elle m'apprivoise doucement,
Se rend indispensable 

Elle tourne comme vautour,
Grimpe comme le lierre insistant sur les murs du temps,

Elle ronge insidieusement,
S'étire longuement comme chat endormi,

Elle est là sans jamais se lasser,
Me donne des frissons,

Elle se fait mon ennemie ou parfois mon amie,
Paradoxe improbable, impensable, insaisissable,

Je ne la chasse pas,
Puisque ainsi va ma vie nommée solitude.... 

Véronique Blandin

 

 

 

 

 

9 octobre 2016

Dignes, Dingues, Donc ....

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Je l'aime : parce qu'elle est de ces gens qui font de leurs failles une force, parce qu'elle n'est pas lisse, parce que chacun de ses mots posés sur le piano me donnent des frissons ... parce que quelque part on se ressemble ... parce que c'est une grande artiste ...

Ce soir sur France 2 à 22h 40, dans "Un jour un destin : Je me suis tellement manquée." en toute pudeur et toute en émotion ,elle se confie à Laurent Delahousse. 

Son nouvel album : Dignes, dingues, donc sort le 4 novembre 2016..... 

 "Je l'appelle encore" extrait de son dernier album : Dignes, Dingues, Donc ... 

Ma révérence (1980)

 

 

 Je tire ma révérence...

"Je me suis tellement manquée ...."

Comme je comprends .....

Véronique Blandin

7 octobre 2016

D'un geste de la main....

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Ces mains avaient parcouru le temps,
Franchi tous les obstacles,
Les affres de la vie,
Caressé mille douceurs,
Attrapé quelques rêves,
Fait chavirer des coeurs..

Ces mains avaient espéré,
Attendu souvent,
Que quelqu'un les attire,
Prié avec ferveur,
Tremblé de froid ou bien de peur,
Frôler le bonheur...

Ces mains avaient suivi toutes les courbes,
Touché tous les soleils,
Froissé la soie et le satin,
Gantées de cuir ou bien de crin,
La peau ridée désormais,
Comme écrin,

Ces mains au matin du grand jour,
Celui dont on ne revient,
Se sont tendues vers toi,
D'un regard vidé et malsain,
Tu les as repoussées,
D'un geste de la main...

Véronique Blandin

 

 

5 octobre 2016

Verlaine for ever...

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Verlaine jeune par Gustabe Courbet

Verlaine pour toujours, quand tout part à volo ... il ne reste que ses mots qui m'apaisent... 

 

 

Chanson d'automne

Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure
Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la Feuille morte.

 

 

 

Véronique Blandin

19 octobre 2016

J'ai dans mon coeur ....

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J'ai dans mon coeur...  (Théophile Gautier)

J'ai dans mon coeur, dont tout voile s'écarte, 
Deux bancs d'ivoire, une table en cristal, 
Où sont assis, tenant chacun leur carte, 
Ton faux amour et mon amour loyal.

J'ai dans mon coeur, dans mon coeur diaphane, 
Ton nom chéri qu'enferme un coffret d'or ; 
Prends-en la clef, car nulle main profane 
Ne doit l'ouvrir ni ne l'ouvrit encor.

Fouille mon coeur, ce coeur que tu dédaignes 
Et qui pourtant n'est peuplé que de toi, 
Et tu verras, mon amour, que tu règnes 
Sur un pays dont nul homme n'est roi !

7 septembre 2016

"Grand Hôtel" ....

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Je me suis prise de passion pour une série espagnole où tout est réuni pour faire de cette saga un pur plaisir : passion, amour, intrigues, enquêtes, meurtres, secrets de famille, fourberie et surtout romantisme .... sont les ingrédients du "Grand Hôtel" du créateur et producteur Ramon Campos.

"1905 Les aventures du beau Julio Olmedo venu à Cantaloa au Grand Hôtel, pour retrouver sa soeur Cristina, alors femme de chambre, découvre qu'elle a disparu depuis plus d'un mois. C'est alors que s'engage une enquête éprouvante mais non moins passionnante. Julio rencontre la belle Alicia fille de Donia Teresa Alarcon propriétaire du Grand Hôtel... "

Cette série espagnole est servi remarquablement par des acteurs exceptionnels qui mériteraient d'être reconnus et connus un peu plus sur la scène internationale. Dans chaque épisode, on est tenu en haleine de manière subtile. Les intrigues, le suspens sont au rendez-vous mais pas de pathos, pas de cliché grossier ! Deux mondes s'affrontent dans ce décor paradisiaque qu'est le "Grand Hôtel". 

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Yon Gonzalez (Julio Olmedo), Amaia Salamanca (Alicia Alarcon), Pedro Alonso (Diego Murquia), Llorenç Gonzalez (Andrés Alarcon) .... à découvrir et à suivre dans cette belle saga qui a été diffusée sur Teva et M6 en France et sur Antena 3 en Espagne... 

 

Actuellement les 39 épisodes sont disponibles en "replay" pour M6 ou en dvd dans un superbe coffret.

La solitude est moins grande avec ces belles choses .... 

Véronique Blandin

 

 

1 octobre 2016

Quelques notes de Chopin...

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Quelques notes de Chopin,
Pour soutenir mon coeur,
Qui lavé par mes larmes,
A perdu la raison,

Quelques notes de Chopin,
Pour soulager mon âme,
Qui cherche le chemin,
Perdu des illusions,

Quelques notes de Chopin,
Pour prendre ma main,
Comme seul guide,
Vers des lendemains incertains....

Quelques notes de Chopin,
Je les entends encore,
Et mes pleurs langoureux,
Qui s'étranglent malheureux ...

Quelques notes de Chopin,
Pour remplacer l'amour chimérique,
Et mes mots,
Qui se glissent comme pansements pudiques...

Quelques notes de Chopin,
Qui s'égrennent, qui m'entrainent,
Je m'efface,
Invisible, imperceptible .....


Véronique Blandin

 

29 septembre 2016

C'était juste qu'une illusion perdue tout au plus....

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C'était juste fugace,
Une lueur sur le chemin,
Un feu de paille,
Une petite entaille...

C'était juste un froissement de tissu,
Un bruit entendu,
Une fuite légère,
Une musique au loin si claire...

C'était juste un souffle passager,
Une brise à peine lancée,
Un frôlement sur la peau,
Un peu de froid, un peu de chaud ... 

C'était juste une image furtive,
Quelques mots prononcés,
Des gestes esquissés,
Des idées lancées....

Rien de plus, 
Rien de moins,
Qu'une illusion perdue,
Tout au plus ....

Véronique Blandin

28 septembre 2016

Parce que toujours à mes côtés ....

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Texte magnifique d'Apollinaire sublimé par la musique de Jean Ferrat  .... "Si je mourais là-bas" .... 

Quelques larmes s'éternisent sur ma joue ... ne rien retenir .... 

"Si je mourais là-bas .... Et puis mon souvenir s'éteindrait comme meurt .... "

 

Au soleil .... sans entendre tout doucement la porte et le chuchotement .... 

 

Véronique Blandin

27 septembre 2016

Au nom de tous les seins ....

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Parce qu'aucune d'entre nous n'est à l'abri, pensons à la prévention et au dépistage ...

Parce que certains hommes peuvent aussi être touchés par le cancer du sein ... 

"Octobre rose" 2016 est aujourd'hui relancé pour sensibiliser le plus grand nombre ! 

 La Tour Eiffel s'illumine pour lancer ce mois de lutte contre le cancer du sein !

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/09/26/2426756-octobre-rose-lancement-officiel-de-l-edition-2016-2016.html

Ne négligeons pas la prévention ....

 

Véronique Blandin

15 septembre 2016

Dieu n'habite pas La Havane ..... Yasmina Khadra pour toujours ....

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Parce que parler de la rentrée littéraire 2016 sans vous parler du dernier roman de Yasmina Khadra serait une hérésie, aujourd'hui je vous présente : Dieu n'habite pas La Havane aux éditions Juliard

L'auteur de "L'attentat", "Ce que le jour doit à la nuit", "Les hirondelles de Kaboul", nous livre encore un magnifique livre à découvrir au plus vite ! 

Cet écrivain est en bonne place dans mon "top 10" ... en ce moment en pleine lecture de "L'Attentat" .... 

Résumé de son dernier roman : 

"À l'heure où le régime castriste s'essouffle, " Don Fuego " chante toujours dans les cabarets de La Havane. Jadis, sa voix magnifique électrisait les foules. Aujourd'hui, les temps ont changé et le roi de la rumba doit céder la place. Livré à lui-même, il rencontre Mayensi, une jeune fille " rousse et belle comme une flamme ", dont il tombe éperdument amoureux. Mais le mystère qui entoure cette beauté fascinante menace leur improbable idylle.
Chant dédié aux fabuleuses destinées contrariées par le sort, Dieu n'habite pas La Havane est aussi un voyage au pays de tous les paradoxes et de tous les rêves. Alliant la maîtrise et le souffle d'un Steinbeck contemporain, Yasmina Khadra mène une réflexion nostalgique sur la jeunesse perdue, sans cesse contrebalancée par la jubilation de chanter, de danser et de croire en des lendemains heureux."

 

Je l'aime tout simplement .... 

Véronique Blandin

14 septembre 2016

"La maison sous les feuilles" ...

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La maison sous les feuilles,
Quand vous l'aurez trouvée,
Poussez la porte lourde,
Elle n'est jamais  fermée,

La maison sous les feuilles,
Sent le chèvrefeuille,
Le champignon frais et la châtaigne tombée,
Elle est toujours parfumée,

La maison sous les feuilles,
Garde en son coeur,
L'âtre flamboyant,
Elle chasse ainsi chaque frisson,

La maison sous les feuilles,
En son centre,
Une belle table en chêne,
Elle aime réunir autour, amis et visiteurs,

La maison sous les feuilles,
Renferme dans sa maie,
Une miche bien ronde, un saucisson fumé, un vin de paille,
Elle aime ces moments de ripaille,

La maison sous les feuilles,
Joli écrin douillet, petit havre de paix,
Sans un mot discrètement,
Elle sait se faire muette,

La maison sous les feuilles,
Est niché dans mon coeur,
Dans ma tête et dans mes rêves,
Elle n'attend plus que vous qui me tendez les mains....

Véronique Blandin

 

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