Je vous souhaite à vous tous une bonne année 2019...
Plein de lectures, de partages, de rencontres, d'amitié, pourquoi pas d'amour... et j'espère d'écriture...
L'année qui vient de s'écouler a été marquée par la sortie de mon recueil de nouvelles "De l'autre côté de votre monde" aux éditions Ella Editions. C'est une année émaillée de belles rencontres ....
Les voilà en quelques photos dans l'album que vous trouverez sur mon blog intitulé "2018 en photos mes rencontres" .... Marcel Amont, René de Obaldia, Prisca, Mylène Demongeot...
Et puis, il y a les autres rencontres qui n'ont pas été prises en photos mais toutes aussi fortes que les autres : Marjorie Levasseur, Daniel et Geneviève Magnin, Guy Mizery, Eric Meny, Yves Jacob, Serge Etievant, François Rabasse, Bernard Morot-Gaudry, Paule Ranty, Marie-Christine Letiers, Denis Brillet, Maryline Martin, Sophie Perret...
Je ne sais pas ce que me réserve 2019, nous verrons .... j'espère un nouveau livre ...
L'un de mes rêves les plus forts pour 2019, partir sur mon île (île d'Yeu) , pour me ressourcer ...
Sur mon île ,
Ton écrin minuscule, Pris entre Océan et ciel sans tourment, Ton orient sablonneux, Me donnera la douceur, Ta côte sauvage, Me donnera l'embrun vivifiant,
Ma petit île du Ponant, C'est là que je poserai mes valises, Lourdes du temps, Tous les chemins m'ont menée à toi, Mon coeur a battu de ces vagues, Qui t'ont façonnée, déchiquetée élégamment,
Tes ruelles étroites, Aux maisons blanches éclatantes, Veines mouchetées de bleu, de roses, D'hortensias pimpants, Me mèneront toujours, Vers l'Océan mon amoureux fidèle,
Et un matin sans bruit, Je me glisserai doucement, A la pointe de ta côté dentelée...
Ce livre d'Hector Malot, "Sans famille", de 1878, c'est toute mon enfance qui remonte à la surface.
ll y a des inévitables comme le "Petit Prince" de Saint-Exupéry et "Sans famille" d'Hector Malot. Ce livre n'était jamais bien loin. Il est pour moi, comme les livres de Dickens, une source d'inspiration formidable.
Le cinéma a souvent adapté ce roman et ce depuis 1913 par Georges Monca (acteur, réalisateur, scènariste ) film muet et en 1925, puis en 1934 par Marc Allegret, et en 1958 par André Michel.
Dans les années 70-80, le livre est adapté dans bons nombres de versions : dessins animés, téléfilms, films (français ou étrangers).
En 2000, on se souviendra de la belle prestation de Jules Sitruk, dans le rôle de Rémi, téléfilm en deux parties de Jean-Daniel Verhaeghe, et de l'inimitable Pierre Richard dans le rôle de Vitalis.
J'ai comme souvent, dans ces interprétations, bien peu retrouver les émotions ressenties en lisant le livre. Je n'ai bien sûr jamais pu visionner les films du début du 20 éme siècle.
Du dessin animé, je retiens surtout le refrain du générique. Je l'ai souvent chanté à Melvin.
Le 12 décembre 2018, sort au cinéma : Rémi sans famille d'Antoine Blossier d'après le livre d'Hector Malot "Sans Famille".
Je n'avais qu'une envie voir ce film avec quelques réticences, peur qu'on édulcore une fois de plus l'histoire de Rémi.
Le rôle de Rémi est tenu par Maleaume Paquin, jeune acteur de 13 ans, encore peu connu et le rôle de Vitalis est tenu par Daniel Auteuil. Un très beau casting réunit autour de ces deux rôles principaux : Ludivine Sagnier (Maman Barberin), Virginie Ledoyen (Madame Harper), Jonathan Zaccaï (Jérôme Barberin), Jacques Perrin (Rémi agé), Albane Masson (Lise) ...
Et n'oublions pas "Joli-Coeur" et Capi... Le petit singe toujours aussi touchant et Capi chien courageux : des scènes puissantes dans ce film mettent en évidence le travail des animaux et des dresseurs. Scènes marquantes avec les loups et Capi et son ami Joli-Coeur, qui font le spectacle.
L'adaptation au cinéma d'Antoine Blossier est très belle mais je ne peux que conseiller de lire le livre en amont !!!
Dans le film beaucoup de choses sont modifiées (comme dans les dessins animés, le téléfilm, etc), nécessité de prendre des raccourcis cinématographiques.
Cette joyeuse troupe est composée, non seulement de Capi et Joli Coeur (petit singe) mais aussi de Dolce et Zelbino, deux autres chiens.
Sur la péniche "Le Cygne", il s'agit de Madame Milligan, riche anglaise qui est en réalité la vraie mère de Rémi. Elle vit sur son bateau-péniche avec Arthur son fils handicapé qui devient ami de Rémi sans savoir qu'ils sont frères. Rémi étant son fils ainé, enlevé par son oncle James.
Lise (dans le film petite en fauteuil roulant) est en fait une petite fille muette, fille du jardier Acquin, ce monsieur recueillant Rémi à la mort de Vitalis. Lise deviendra beaucoup plus tard la femme de Rémi. Rémi après sa vie de saltimbanque avec Vitalis, devient jardinier et travaille avec ardeur dans sa nouvelle famille les Acquin. Mais Monsieur Acquin est ruiné. Rémi reprend sa vie d'artiste sur les routes et rencontre alors Mattia, un jeune musicien qui joue de tous les instruments. Il aidera Rémi à retrouver sa vraie famille.
Antoine Blossier nous livre là un film fort. Jacques Perrin avec sa sensibilité qu'on lui connaît, campe "un Rémi" devenu adulte qui raconte son histoire à une petite bande d'enfants curieux et attachants ! L'ambiance du film fait alors penser à un conte. C'est un peu cela mais l'histoire est plus poignante.
La musique accompagnant le film est saisissante et les acteurs plus que performants !
Daniel Auteuil, que j'aime déjà beaucoup, est au sommet de son art dans le rôle d'un Vitalis touchant. On apprend aussi dans le film pourquoi il s'appelle Vitalis et la vie qu'il avait avant de devenir ce saltimbanque, humaniste.
Le petit Maleaume est criant de vérité en "Rémi".
Certes, le film est une adaptation, une énième mais très bien réalisée. Beaucoup de modifications, vues plus haut dans mon article, mais quelques touches rappellent la véritable histoire.
Alors je ne peux que vous conseiller deux choses ! La première : LIRE LE LIVRE AVANT. Vous ne pourrez que plus apprécier le film et être plus à même dans faire une analyse juste et d'en être plus touché et ému. (Les enfants !! lisez le livre avant ...) !
Et la deuxième chose : ALLEZ VOIR CE BEAU FILM. Il m'a fait tirer quelques larmes et donner une envie .... relire le livre après quelques décennies ....
Jean Ferrat évoque le monde des "nomades", des gitans dans deux de ses chansons : "Les derniers tziganes", et les "Nomades".
A travers ce thème, il évoque la tolérance et les difficultés à être différents comme ces hommes et ces femmes. Leur culture et leur amour pour la musique inspiraient Jeannot.
"Les Nomades" écrite par Michelle Senlis en 1962 et mise en musique par Jean. On peut retrouver sur cet album : La fête aux copains, Le petit jardin, L'homme à l'oreille coupée ....
Dans quelques semaines vous connaitrez le lauréat 2019 qui succèdera à notre ami Denis Brillet. Le Prix Litter'halles 2019 sera dévoilé le dimamche 2 juin lors de notre salon de Decize.
Quels sont les 7 finalistes de cette année ?
Aux fils du calvaire de Jean-Luc Manet Editions Antidata
La plus jeune des frères Crimson de Thierry Covolo Editions Quadrature
Elle et lui de Pierrette Gobin-Vaillant Editions Vent des lettres
Samhain d'Eric Chesneau Ella Editions
Le jour est aussi une colère blanche d'Eric Brucher Editions Luce Wilquin
Nous sommes de grands chiens bleus de Laurence Albert Editions Antidata
Je n'arrivais pas à dormir de Ahmed Kalouaz Editions Le mot et le reste
Alors pour connaître l'heureux gagnant, rendez-vous le dimanche 2 juin à 11h au Port de la Jonction de Decize!!
Personnellement j'ai déjà mon petit coup de coeur !!!
Jean Ferrat observe sans cesse la société et ses petits riens qui font nos vies, il en fait des merveilles en chanson.
Ici "Les petits bistrots" écrite par Michelle Senlis et Claude Delécluse, la musique de Jeannot, en 1962.
Petit air qui donne envie de retrouver les copains au comptoir pour partager un moment convivial ! La vie quoi ...La simplicité des années où le numérique n'avait pas sa place, où la téléphonie l'avait encore moins....
Jean Ferrat n'avait pas son pareil pour raconter l'Amour. Il savait de "ses mots bucoliques" décrire ce sentiment universel tant de fois "exploité" par les artistes.
"Ce qu'on est bien mon amour", écrite par Jeannot en 1967 en est l'une des meilleures représentations. Il en compose aussi la musique. Une musique qui nous emporte "au delà des rocailles", on récent si fort "le genet", "la bruyère" et l'on se voit volontiers suivre ses "quatre papillons blancs" pour danser "la passacaille" !
Époustouflant, c'est le mot qui me vient toujours en regardant les films où Pierre Niney joue magistralement !
Dans le dernier film de Frédéric Tellier, "Sauver ou périr", il ne déroge pas à la règle !
Pour moi il y a Delon, Steve Mac Queen, De niro ....etc et puis, depuis quelques années, le jeune Pierre Niney.
Depuis son rôle dans "Yves Saint-Laurent", je ne loupe pas un de ses films!
Plus qu'un acteur, il se fond dans les personnages qu'il incarne. Il est capable de se changer physiquement et de porter en lui les moindres traits des personnages qu'il interprète.
Dans chacun de ses rôles, je remarque la puissance et la profondeur de son regard. Et grâce à ça il nous emporte avec lui et fait ressortir des émotions très fortes.
L'expression "crever l'écran" n'est pas vaine quand il s'agit de Pierre Niney ! Sur grand écran c'est encore plus flagrant !
"Sauver et périr" est un film où l'on ne ressort pas "intacte" !
La devise des sapeurs-pompiers de Paris est le titre de ce film qui retrace la vie d'un jeune sergent, pompier, qui part au feu et se sacrifie pour sauver ses hommes. Il se réveille alors après plusieurs mois de coma dans un service pour grands brûlés, s'engage alors pour lui un grand combat, un bouleversement, une vie changée à jamais.
Pierre Niney avec tout le talent qu'on lui connaît endosse se rôle avec une telle puissance ! Il a fait un travail énorme en amont. Il s'est transformé physiquement, a pris 10 kilos de muscles puis les a perdus pour la suite du rôle. Il a passé du temps dans un service de l'hopitâl Saint-Louis pour s'impregner au mieux de ce que peuvent vivre ces personnes blessées dans leurs chaires, leur coeur, leur âmes ....
Les autres acteurs, excellents eux aussi, (Anaïs Demoustier, Sami Bouajiila, Vincent Rottiers...) subliment la performance d'un Pierre Niney au sommet de son art !
Je suis ressortie bouleversée par ce film, par cet acteur (une fois de plus). J'ai eu beaucoup de mal à ressortir de la salle du cinéma, du mal à revenir à la réalité. Je n'ai qu'une envie revoir ce film !
Je ne peux que vous conseiller d'aller le voir ! Vous le décrire serait inutile ! La bande annonce vous donne quelques indices !
Pour moi, Pierre Niney, c'est "l'acteur idéal" .... Je l'aime...
Jean Ferrat, dans son oeuvre , évoque souvent les artistes.
En 1962, Michelle Senlis et Claude Delecluse lui écrivent cette chanson "L'homme à l'oreille coupée", Jeannot en compose la musique.
Van Gogh, le peintre mal aimé à son époque, à la vie tourmentée, intrigue Jean Ferrat. L'analyse qu'en fait Jean est un triste constat sur ce qu'est devenu l'oeuvre du peintre à notre époque, la surenchère sur ses tableaux achetés souvent par de riches investisseurs étrangers contraste avec la vie miséreuse que Vincent a pu avoir.
En 1991, Jean écrit et compose la musique d'une autre chanson consacrée à Van Gogh : Les tournesols.
Dans les années 60, Jean enchaine les tournées, les albums ...Il veut trouver un endroit pour se ressourcer, loin de l'agitation mondaine surtout.
Un ami lui fait découvrir l'Ardéche, Antraigues. Et il jette son dévolu sur Bergnolles, une propriété où tout reste à faire, au milieu de la nature. Et cet endroit devient le paradis de l'amitié ! Jean disait : "Lorsque vous arriverez, donnez un grand coup de klaxon, je saurai que c'est vous." Et il accueillait les bras ouvert ses amis et visiteurs.
Mais il faut faire de ce tas de ruine, une maison agréable, Jean relève ses manches. Pendant les travaux, Héléne Bessade du "Podella" reçoit Jean et Christine en les régalant de ses plats et leur offrant le gîte. Et puis il y a les longues soirées où l'on joue au poker avec les amis comme Félicien ! Félicien qui lui inspira cette chanson.
"Jamais je n'ai tant ri qu'à Antraigues " ! Entre parties de boules et poker, repas entre amie, Jean a trouvé son havre de paix.
Cette chanson est un panel très large des talents de Jeannot ! Talents d'auteur, de musicien, d'humour et d'amitié !! Il l'écrit en 1970, musique et paroles !
Bel hommage à Félicien, aux gens d'Antraigues ....
2018 ... tant de choses à retenir ... un vrai tourbillon cette année !
D'un point de vue très intime, comme d'un point de vue plus "médiatique" !
J'ai vécu de très belles choses et c'est ce que je vais retenir, le reste , sera niché dans ma tête et puis c'est tout !
J'ai d'abord vu naître mon recueil de nouvelles "solo", grâce à mon éditeur entre autres !
En mai, mon livre est édité et commence alors une aventure merveilleuse !
Séances de dédicaces, d'abord au salon de Decize ! Ensuite à la librairie de la Presse de Decize, et dans divers salons où je retrouve mes amis auteurs et les lecteurs ! Je n'oublie pas ma rencontre à Moulins Engilbert d'une fantastique libraire, du professionnalisme du personnel de la FNAC de Nevers. Et les salons comme à Saint-Honoré-les-bains où j'ai retrouvé les amis et rencontré de nouveaux auteurs qui sont devenus des amis comme Marjorie Levasseur, Daniel Magnin et sa charmante épouse, Bernard Morrot Gaudry, François Rabasse... et à Blanzy où là aussi, j'ai retrouvé des amis et rencontré plein de belles personnes comme Serge Etiévant, Guy Mizery, Yves Jacob ... Eric Meny ... !
Et puis les retours de lecture !! Des amis, des proches , des beaux articles dans la presse ... je les garde tous comme des petits trésors qui illuminent ma vie !
Grâce à un ami, un homme formidable qui est l'une de mes très belles rencontres de cette année, Jean-Louis Laffitte, mon livre a été lu par un de nos plus grand auteur français, qui m'a envoyé une si belle lettre : Christian Bobin ! J'en suis toujours aussi émue ! Et toujours grâce à Jean-Louis, Monseigneur Gaillot, qui m'a envoyé un magnifique mail !
Je ne peux pas oublier non plus , mes rencontres extraordinaires ! J'ai lors du salon de Decize pu échanger avec Marcel Amont, Alain Rey, Professeur Rollin ... mais surtout avec Monsieur René de Obaldia ! Et lors du salon de Saint-Honoré, j'ai pu partager quelques petits instants avec Mylène Demongeot, Prisca (ancienne Clodette) ...
Tout en douceur, en délicatesse, dans cette chanson, Jean sait comme à son habitude, faire passer quelques messages forts.
Chanson dont il compose la musique, en 1975. Les paroles sont de Henri Gougaud et de Vitezslav Nezval (romancier, essayiste, journaliste tchecoslovaque, confondateur du "poètisme".
Certains diront qu'elle était dans l'ombre de Jean Ferrat. Certes, mais c'était bien plus compliqué que ça. Une chose est sûre, ces deux-là s'aimaient et c'est ce que je veux retenir !
Christine Sèvres une grande artiste ! Habituée des cabarets dans les années 50-60, elle est aussi comédienne. Plusieurs albums voient le jour. En 1969, à Bobino, elle sera la vedette américaine de Serge Reggiani. Elle abandonne la chanson au début des années 70. Avec Jeannot, elle se réfugie en Ardéche et se consacre à la peinture.
Une artiste qui mérite qu'on la découvre ou redécouvre...
"La matinée" texte d'Henri Gougaud et musique de Jean Ferrat, cette chanson fait partie de l'album de Jean sorti en mars 1969.
En 1967, Jean Ferrat sort un album aux consonances Cubaines.
Non seulement, ses chansons sont imprégnées de son voyage mais en plus il accroche à son visage sa moustache qu'il gardera toujours.
Une moustache de "combat" tout un symbole qui montre bien que Jeannot revient à jamais, bouleversé par ce pays !
"A Santiago", est écrite par Jean ainsi que la musique.
Trois chansons aux rythmes cubains. "Les Guérilleros" chanson plus revendicative que les deux autres, est écrite aussi par Jean ainsi que la musique ! "Cuba si" Jean en fait la musique et laisse Henri Gougaud en écrire les paroles.
Un album très important dans l'oeuvre de Jeannot !
Vera Brittain naît en 1893 à Newcastle-under-Lyme en Angleterre. C'est un écrivain, pacifiste et féministe.
Elle arrive a faire céder son père qui ne voulait pas qu'elle fasse des études littéraires. Mais la Première Guerre Mondiale éclate et elle met de côté sa vie d'étudiante et devient infirmière volontaire. De Buxton à Londres, de Malte au camp d'Etaples dans le Pas de Calais (France), elle voit les horreurs de la guerre ! Cette guerre qui lui enlèvera son frère (Edward), ses amis Victor Richardson et Geoffrey Thurlow et son fiancé Roland Leighton.
En 1933, elle publie l'oeuvre qui la rendra célèbre : Testament of Youth (Mémoires de Jeunesse) puis Testament of Friendship (Mémoires d'amitié, hommage à son amie l'auteur Winifred Holtby) et Testament of Experience (suite de son autobiographie).
Auteur de plusieurs autres romans, Vera décède en 1970 à Wimbledon.
"Mémoires de jeunesse" est un livre qui rencontre un grand succès et une magnifique adaptation au cinéma est réalisée par James Kent en 2014.
Une grande dame qui mérite un hommage, surtout en ce moment quand on évoque le centième anniversaire de la Première Guerre Mondiale.
A lire absolument et un magnifique film à découvrir ...
Ce magnifique poème de Guillaume Appolinaire me touche et quand il est mis en musique par Jean Ferrat, c'est encore plus magnifique.
Appolinaire est le poète que l'on connait tous. Il meurt en 1918. Ce poème, "Si je mourais là-bas" est extrait du recueil "Poèmes à Lou" sorti en 1915. C'est tout son amour passionné pour Louise de Coligny-Châtillon qui l'exprime ici. Il imagine sa mort sur le front et lui en fait part à travers ce poème.
Jean Ferrat en fait une chanson en 1967, l'une des plus belles de son répertoire. Sur le même album, on retrouve : Maria, Pauvre Boris, Un enfant quitte Paris... Toutes les musiques de cet album sont signées Jeannot.
Ecoutez....
Véronique Blandin
Si je mourais là-bas...
Si je mourais là-bas sur le front de l'armée Tu pleurerais un jour ô Lou ma bien-aimée Et puis mon souvenir s'éteindrait comme meurt Un obus éclatant sur le front de l'armée Un bel obus semblable aux mimosas en fleur
Et puis ce souvenir éclaté dans l'espace Couvrirait de mon sang le monde tout entier La mer les monts les vals et l'étoile qui passe Les soleils merveilleux mûrissant dans l'espace Comme font les fruits d'or autour de Baratier
Souvenir oublié vivant dans toutes choses Je rougirais le bout de tes jolis seins roses Je rougirais ta bouche et tes cheveux sanglants Tu ne vieillirais point toutes ces belles choses Rajeuniraient toujours pour leurs destins galants
Le fatal giclement de mon sang sur le monde Donnerait au soleil plus de vive clarté Aux fleurs plus de couleur plus de vitesse à l'onde Un amour inouï descendrait sur le monde L'amant serait plus fort dans ton corps écarté
Lou si je meurs là-bas souvenir qu'on oublie - Souviens-t'en quelquefois aux instants de folie De jeunesse et d'amour et d'éclatante ardeur - Mon sang c'est la fontaine ardente du bonheur Et sois la plus heureuse étant la plus jolie
Aujourd'hui, notre ami René de Obaldia fête ses 100 ans !
Ce n'est pas rien un siècle !!
Je l'ai rencontré en mai dernier ! Ma plus belle rencontre ... de l'année et peut-être même de toute une vie !
Quand le plus vieil académicien de France vous parle en catimini, vous buvez ces mots, vous les dégustez. J'étais ailleurs pendant ce beau moment d'échanges. Je garde au fond de moi, tous ses mots, ses conseils ...
Cent an !! En tous les cas, il n'a rien perdu de son humour. Il a toujours un sourire rivé à ses lèvres, heureux de pouvoir encore savourer la vie !
Oui bien sûr, il marche avec une cane mais .... quel homme encore !
Un poète, un écrivain, un académicien !! N'hésitez pas à ouvrir ses livres et à les lire !
Je ne sais pas si la vie nous donnera encore la chance de se croiser de nouveau, Monsieur de Obaldia, mais en tous les cas vous avez marqué à jamais la petite decizoise que je suis !
Je vous souhaite un très bon anniversaire ... et plein de jolies choses ....
Et comme vous me l'avez dit avec votre large sourire en quittant la salle des fêtes, en mai dernier : "Vous, je vous embrasse !"
Un petit air de circonstance ... "En groupe, en ligne, en procession" ...
Chanson de 1967, musique et texte de Jean Ferrat !
Une sorte de réponse à Georges Brassens et à la chanson de ce dernier : "Le pluriel"...
Ecoutez...
Véronique Blandin
En groupe en ligue en procession En bannière en slip en veston Il est temps que je le confesse A pied à cheval et en voiture Avec des gros des p'tits des durs Je suis de ceux qui manifestent Avec leurs gueules de travers Leurs fins de mois qui sonnent clair Les uns me trouvent tous les vices Avec leur teint calamiteux Leurs fins de mois qui sonnent creux D'autres trouvent que c'est justice
Je suis de ceux que l'on fait taire Au nom des libertés dans l'air Une sorte d'amoraliste Le fossoyeur de nos affaires Le Déroulède de l'arrière Le plus complet des défaitistes L'empêcheur de tuer en rond Perdant avec satisfaction Vingt ans de guerres colonialistes La petite voix qui dit non Dès qu'on lui pose une question Quand elle vient d'un parachutiste
En groupe en ligue en procession Depuis deux cents générations Si j'ai souvent commis des fautes Qu'on me donne tort ou raison De grèves en révolutions Je n'ai fait que penser aux autres Pareil à tous ces compagnons Qui de Charonne à la Nation En ont vu défiler parole Des pèlerines et des bâtons Sans jamais rater l'occasion De se faire casser la gueule
En groupe en ligue en procession Et puis tout seul à l'occasion J'en ferai la preuve par quatre S'il m'arrive Marie-Jésus D'en avoir vraiment plein le cul Je continuerai de me battre On peut me dire sans rémission Qu'en groupe en ligue en procession On a l'intelligence bête Je n'ai qu'une consolation C'est qu'on peut être seul et con Et que dans ce cas on le reste
J'ai besoin de partager mes diverses passions, surtout celles pour la littérature, l'écriture et l'art en général. Partager mes révoltes, mes coups de coeur...etc ! M'exprimer et échanger.... Découvrir aussi ce que vous avez à me dire, à me raconter....