Le blog de Véronique Blandin

14 février 2017

Elle est là ...

asrrrttt

Il revient toujours au même endroit à chaque fois.
Se pose lourdement,
Son regard se perd dans les tourments de l'océan trop grand.
C'est ici qu'elle a déposé les armes.
Lui, il y sème ses larmes pour mieux la retrouver.
Les embruns salés s'attardent sur ses joues,
Un peu comme les baisers volés qu'elle lui donnait encore souriante.
Son image troublée s'efface sous les remous de la mer glacée. 
Il sent sur son front,
Ses mèches longues comme autant d'algues mourantes à ses pieds.
Les yeux fermés, fiévreux,
Il sent le vent facétieux jaspinant à lui faire tourner la tête.
De sa main tremblante,
Il jette dans les tourbillons émouvants,
Une rose pourpre comme les lèvres de sa belle endormie.
Et au loin dans l'horizon trop gris,
Résonne le chant enivrant, leitmotiv grisant,
D'une sirène envoûtante criant désespérément :

"Elle est là ..."

Véronique Blandin

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08 février 2017

"La dame du 6" : je suis tellement émue ... cette femme représente tellement pour moi ....

aliceherzsommer

Hier soir, très tard sur France 2, a été diffusé le film "La dame du 6" court métrage documentaire (Oscar 2014 du meilleur documentaire), réalisé par Malcom Clarck avec pour voix off, Patrick Bruel !  

Je suis bouleversée car il raconte l'histoire d'Alice Herz-Sommer, 109 ans, l'une des rescapées du camp de Terezine, antichambre d'Auschwitz ...

Et c'est incroyable son histoire est tellement similaire à l'histoire d'une de mes nouvelles. Une de mes nouvelles qui est dans mon recueil qui je l'espère sera bientôt publié .... 

Cette histoire écrite il y a longtemps, je l'ai retravaillée pour l'inclure dans mon recueil ! Et je tiens énormément à cette nouvelle ! 

C'est pour cette raison, que dès que France 2 a fait la bande annonce pour cette diffusion, mon sang n'a fait qu'un tour et je suis très émue encore maintenant .. 

 Alice Herz-Sommer est sa formidable histoire et cet amour pour la musique qui l'a sauvée tout comme mon héroïne, grâce à la musique et à Raphaël Schächter (personnage réel évoqué dans ma nouvelle)... 

Quand j'ai inventé cette nouvelle, je n'avais pas connaissance d'Alice Herz-Sommer ! Alors je me dis qu'il y a peut-être un signe, qu'il ne peut pas en être autrement que mon recueil sorte ...

Si vous avez manqué ce film il existe en dvd ... 

 Je voudrais avoir une grande pensée pour Alice Herz-Sommer qui est décédée à l'âge de 110 ans quelques jours après la sortie du film et le jour de mes 44 ans ... quelle femme formidable et d'une telle sagesse ... 

 

Véronique Blandin

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07 février 2017

La jolie môme de St Germain des prés souffle ses 90 bougies aujourd'hui ...

ajolimome

Sur ma liste de mes rêves à réaliser avant le grand voyage, faire un disque des chansons que je préfère, Juliette Greco figure en excellente place ...

Une de nos plus grande chanteuse fête aujourd'hui ses 90 ans ...

Sa carrière est immense et elle a côtoyer les plus grands comme Miles Davis avec qui elle a failli se marier. Elle chante du Brel, du Gainsbourg, du Léo Ferré ... C'est une figure importe de la "Rive gauche" où les intellectuels philosophent et refont le monde : l'existensialisme est alors né. Elle y rencontre Sarthre par exemple. Elle est aussi comédienne au théâtre, au cinéma et dans des feuilletons télévisés comme Belphégor ou le Fantôme du Louvre.

J'aime son timbre de voix si particulier, son charisme, cet sobriété qui font d'elle une très grande dame...

Rien de mieux que d'écouter Juliette Gréco dans quelques titres : comme "Si tu t'imagines" texte de Raymond Queneau et musique de Joseph Cosma de 1950, "Je suis comme je suis " texte de Prévert et muisique de Joseph Cosma de 1951, "Je hais les dimanches" texte de Charles Aznavour et musique de Florence Véran de 1951, "Il n'y a plus d'après " chanson de Guy Béart de 1960....

 

 

 

 

Bon anniversaire à notre "jolie môme" ..... 

Je vous aime ....

Véronique Blandin

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05 février 2017

Et si l'on parlait d'amour (volet 4)

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(Louis Aragon et Elsa Triolet venus féliciter Jean après son spectable à Bobino en 1965 accompagné de son épouse Christine Sèvres)

... avec Jean Ferrat ... et Aragon...

Dans ce dernier volet, j'ai voulu le consacrer aux textes d'Aragon mis en musique par Jean...

Évidemment, il est impossible de parler des chansons d'amour de Jean Ferrat sans parler d'Aragon ... Jean est un grand amoureux de la poésie. Il met dans les années 50, des textes de ce dernier, en musique et tente de lui présenter lors d'une séance de dédicaces mais c'est un fiasco car le grand poète est appelé ailleurs. Jean alors, n'ose pas insister. C'est en 1961, que ces deux grands hommes se rencontrent vraiment. L'un déjà l'auteur que l'on connaît, et l'autre un tout jeune artiste à la carrière prometteuse qui n'est plus à démontrer aujourd'hui.

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Louis Aragon écoutant "J'entends, j'entends" émet le souhait de rencontrer Jean pour le féliciter ! Jean se rend chez le poète et dés lors l'amitié qui se tisse ne s'arrêtera jamais.

Jean Ferrat lors de cette première rencontre était timide et avouera : "j'était content que Louis Aragon meuble la conversation". "Il avait de l'estime pour moi" dira Jean. "C'était un personnage célèbre et j'étais un petit jeune homme inconnu. Il y avait non seulement une différence de notoriété mais d'âge...J'étais intimidé. Il était familier, très simple... Je crois qu'il a senti qui j'étais...."

 

aragonferrat11

Aragon approuve le travail de Jean, le choix des vers qu'il décide de mettre en musique. 

Jean restera toujours très impressionné et admiratif de Louis Aragon : 

"C'était un homme qui portait beau. Un homme très vieille France, un aristocrate, très fin, très maître de lui. Assez impressionnant. .... Après je l'ai revu tous les ans ou tous les deux ans, régulièrement. A cette époque je sortais un disque tous les ans, et dans chaque livraison, je chantais un ou deux poèmes d'Aragon. J'allais donc lui faire écouter ce que je faisais pour avoir son accord."

C'est donc 31 textes d'Aragon, qu'il  mettra en musique et chantera avec le succès qu'on lui connaît.

Cette belle histoire d'amitié toute en délicatesse, en respect, en admiration réciproque, témoigne que les poétes, les artistes, ne sont jamais vraiment seuls, que leur oeuvre tient souvent à des rencontres primordiales ... Jean Ferrat ne cessera jamais de rendre hommage au grand homme de lettres qu'était Louis Aragon.

Les chansons comme Les yeux d'Elsa (évoquée dans un volet précédent), Nous dormirons ensemble (1963), Que serais-je sans toi (1965), C'est si peu dire que je t'aime (1965), Heureux celui qui meurt d'aimer (1967), Aimer à perdre la raison (1971), Le malheur d'aimer (1971), Elle (1994) ... sont les textes d'Aragon évoquant l'amour ! 

En voilà quelques exemples : 

 

 

L'oeuvre de Jean est donc jalonnée des textes d'Aragon. A noter qu'en 1971, l'album "Ferrat chante Aragon" sort avec 10 titres (dont C'est si peu dire que je t'aime, Robert le diable, Le malheur d'aimer ....) ! En 1995, un album de 16 chansons sort (le dernier de Jean) tous les textes sont d'Aragon. Je précise qu'en 1971, Jean sort aussi un album qui ne comporte qu'un texte d'Aragon "Aimer à perdre la raison" texte qui donnera le titre de l'album. 

Voilà cette parenthèse sur les chansons d'amour de Jean Ferrat se termine aujourd'hui ! Mais ce n'est sûrement pas la dernière fois que Jean poussera la porte de mon blog ..... 

Véronique Blandin

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25 janvier 2017

Et si l'on parlait d'amour (volet 3)

 

amourjeanferrat

 

... avec Jean Ferrat ...

Toute l'oeuvre de Jean Ferrat, est parsemée de poésie, d'humour, et de tendresse !

Les paroliers qui ont travaillé avec lui ont su lui écrire des textes sur mesure et lui y coller sa musique tout aussi poétique !

Si dans le volet numéro 2, nous étions sur le registre léger aujourd'hui on s'en éloigne, un peu ! 

Dans les chansons proposées aujourd'hui, Jean parle de l'amour en général, de cet état fébrile où l'on se trouve et ce que laisse comme traces et souvenirs : l'Amour ... 

Dans "Eh l'amour", Jean Ferrat qui écrit les paroles et la musique en 1961, fait une sorte de constat sur l'amour et personnifie ce qui fait marcher le monde en quelque sorte. Le monde de la chanson, du cinéma, de la littérature qui au nom de l'amour parfois la mettent "à toute les sauces" même si lui écrit sur l'amour .... Il évoque discrétement l'amour que l'on achéte , il s'en excuse même : "Eh l'amour, tes gigolos ont su trouver le filon, qu"ils fassent la rue ou qu'ils fassent des chansons.....Eh l'amour, si tu veux bien ce soir, oublie donc tes trottoirs, tes pin-up tes dollars, eh l'amour et reviens moi tout nu sur tes ergots, comme j' t'ai connu quand on était jeunot, et qu'on avait rien sur le dos ..."

On retient une certaine nostalgie à retrouver l'amour pur qu'il a connu jeune, ce doux goût de l'amour à 15 ans quand on est encore tout "neuf" et plein d'illusions ... 

On découvre là, un Jean Ferrat amoureux de l'amour avec un grand A .... "Eh l'amour, déploie tes ailes comme un vrai chérubin, on arriv'ra sans doute un beau matin, au septième ciel et même un peu plus loin !" ...

 

Henri Bassis en 1964 écrit pour Jean (qui en fait la musique) , "Autant d'amour, autant de fleurs" ! 

Dans cette chanson aux rythmes marqués "années soixante", c'est la diversité que veut mettre en avant Jean Ferrat ! Comme souvent, il est en avance sur son époque ou plutôt bien ancré dans la société où les moeurs évoluent vitesse grand "V" et où la liberté sexuelle s'émancipe ... 

"Il est noir elle est blanche; elle est jeune il est beau, la main le long des hanches glisse comme un oiseau ..."

Le refrain ciselé se retient merveilleusement bien : " Autant d'amour, autant de fleurs, y 'en a de toutes les couleurs, De flamme ou d'ombre, de neige ou miel, toutes les roses se confondent , tous les amours qui sont au monde, font comme une arche d'arc-en-ciel !

Il n'y a pas qu'un amour, mais une multitude autant que de fleurs... toute la richesse de notre monde ...

 

En 1980, Jean écrit la musique et les paroles d'une de ses chansons les plus connue du grand public : L'amour est cerise ...

 C'est toute en sensualité qu'il nous parle de l'amour... mais aussi sans détour, c'est toute la subtilité de cette chanson. L'amour physique qu'il magnifie avec talent sans vulgarité aucune ...et le temps des cerises qui passe, nostalgie ... : Défions le monde et ses interdits, ton plaisir inonde ma bouche ravie, vertu ou licence, par Dieu je m'en fous, je perds ma semence en ton sexe roux ...."

Ce temps des cerises de Jean Ferrat est à savourer sans modération.... 

 

Donc aujourd'hui, un petit panel qui nous montre encore toute la poésie de Jean et sa manière bien à lui de décrire ce qui anime si bien le monde : L'Amour ... Son oeil critique est aiguisé et il n'est pas toujours indulgent avec lui même  ! Il sait si bien en parler et n'est pas dupe sur le monde ... encore et toujours ... !  

Il reste encore tant de chansons de Jean dont je veux vous parler .... 

Véronique Blandin

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23 janvier 2017

Et si l'on parlait d'amour (volet 2)

 

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...avec Jean Ferrat !

Ce deuxième volet, je l'ai voulu sur un ton plus léger mais tout aussi intéressant ! 

Dans les chansons de Jean, ce qu'il y a de bien, c'est que beaucoup de sujets sont abordés souvent par le biais de l'humour. Et quoi de plus sympathique que de parler des choses de l'amour sur un ton humoristique.

Il touche du bout de ses mots si bien posés : le célibat, l'adultaire, l'amour, et la sexualité ... les choses de l'amour tout simplement, la vie !

Je vous propose tout d'abord : "La bourrée des trois célibataires" paroles et musique de Jean Ferrat de 1980. Il dresse le portrait de plusieurs femmes qui ont laissé leur mari célibataire ... "Nos femmes ont fait la malle avec leur libido" ... Germaine en pleine période difficile des femmes a eu raison de "Jean" (l'un des trois "célibataires" dans la chanson), Gertrude et Ginette ont "changé d'herbage" et les trois amis "le commodore, et l'ami Pierre"  et "Jean" vont goûté aux joies du célibat ... Trois couplets où il décrit les aventures de Gertrude "qui jouait les prudes" et Ginette "qui regrette ses moeurs dissolues" désormais vit dans une secte, et Germaine dont "Jean" a eu "une overdose de sa ménopause" ! Dans le quatrième et dernier couplet on comprend aisément que cette nouvelle vie n'est pas pour déplaire aux trois acolytes qui se réjouissent plutôt d'organiser leur petit train-train : "Pour la bagatelle, on verra lequel sera désigné ..." ! On comprend qu'ils pourront bien se passer des femmes .... ou presque ! 

 

Jean Ferrat dans cette chanson rend les choses de la vie plus drôle et moins dramatique .... et il l'a chante toujours avec un air canaille qui lui va bien ...

C'est en 1985 que Guy Thomas (qui écrit déjà pour Jean, depuis le début des années 70),  écrit en 1985, les paroles des 14 chansons composant l'album, et Jean en fait toutes les musiques : "Je ne suis qu'un cri", dont "Vipères lubriques" que je vous propose aujourd'hui !

Sur une musique aux tonalités orientales, dès le premier couplet, Guy Thomas donne l'ambiance de cette chanson qui se veut provocatrice : " Je te mange à la croque au sel, ton vice est mon péché véniel, mais si je dis dans ma chanson qu'aimer c'est pas la communion, que les versets de mes prières, sont bannis dans nos séminaires, que je prends très rarement comme on prend le saint sacrement ..." ! Il oppose la religion catholique à sa façon de vivre l'amour et sa sexualité avec sa maîtresse. La moralité, et les bons penseurs ne sont pas épargnés. Il ne prend pas de détours pour parler de certaines pratiques ... évoque qu'il n'a rien contre l'homosexualité et pour conclure que les juifs ne le gêne pas, ultime provocation contre une presse "bien pensante" qui a souvent déranger Jean Ferrat ... 

A la première écoute de cette chanson, on peut trouver cela fort léger, mais quand on décortique tout cela, on retrouve l'art et la manière qu'avait Jean Ferrat d'analyser notre société ! Ici sous la plume de Guy Thomas qui savait si bien retranscrire les attentes de Jean...

Régalez-vous avec cette belle chanson : 

 

 

En 1979, Guy Thomas écrit "Le chef de gare est amoureux" musique de Jean Ferrat. Il relate alors l'histoire d'un chef de gare dont la femme "à la cuisse hospitalière" le faisait "cocu" sans retenue,  le malheureux. Tout le monde en rigole derrière son dos   ... s'ils savaient : "Quand il sort le matin d'la gare, chacun sourit chacun se marre, quand il passe au milieu d'la rue, chacun murmure il est cocu, chacun chantonne il a des cornes, sa connerie n'a pas de bornes, Chacun le croit dure de la feuille, chacun se met le doigt dans l'oeil..." !  " Et la bêtise il s'en fout, laissons glouglouter les égouts " !! En fait il vit une belle histoire d'amour et est le plus heureux des hommes car : "dans le train de 9h57, tout son bonheur en descend, c'est une fille de seize ans ... et tous les soirs c'est dans un wagon couchette, que les deux amants se font un p'tit appartement ..."

On retrouve là, la manière subtile et drôle de Jean et de Guy Thomas pour raconter une histoire d'amour où celui qui croit tromper l'autre l'est tout autant .... 

Alors laissons glouglouter les égouts et savourons cette belle chanson .... 

 

Pierre Frachet en 1960 écrit sur une musique de Jean Ferrat, " L'éloge du célibat" où effectivement l'amour n'est pas sa préoccupation première ... mais un jour il rencontre celle qui le fera changer d'avis ... "...Dans le célibat on s'ménage, du bon temps, mais son plus bel avantage, cependant, ma femme dira pas l'contraire, je parie, c'est quand un célibataire se marie " ... 

 

Et pour conclure cet article, une chanson de Roland Valade pour le texte sur une musique de Jean Ferrat : "Horizontalement" ...

Tout au long de la chanson déclinée sur le thème des mots croisés, Jean nous parle d'une conquête qu'il préfère "Horizontalement' ... Des allusions non dissimulées ... la belle "n'a pas inventé l'eau chaude" .... 

 

Beaucoup existent encore comme : Ma fille, Mes amours, Les filles longues, Une femme honnête, Pardonnez-moi mademoiselle, Chante l'amour...

Voilà pour ce petit tour des chansons "légéres" mais pas tant d'un Jean Ferrat malicieux .... 

Véronique Blandin

 

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22 janvier 2017

"Et si l'on parlait d'amour...." (1er volet)

 

... avec Jean Ferrat ... 

Dans la longue liste des chansons de Jean, un bon nombre de chansons parlant de "l'amour" sont nées sous sa plume alerte. Il a su aussi, avec son sens inouïe de la musique mettre des notes sur les textes de Michelle Senlis, de Pierre Frachet, Claude Delécluse, Georges Coulonges ... et surtout sur les  poèmes d'Aragon. Aragon, qui tout au long de son oeuvre, nous livre l'amour comme jamais ... 

Jean Ferrat met en musique dès 1955, "Les yeux d'Elsa" sur le magnifique texte d'Aragon. Cette chanson sera alors interprétée par André Claveau. Jean l'a reprendra à son compte dans son album "Aragon".

Ce texte m'arrache les larmes et l'âme ... : "Moi je voyais briller au-dessus de la mer, les yeux d'Elsa, les yeux d'Elsa, les yeux d'Elsa !"

 

C'est en 1960, que Pierre Frachet écrit pour Jean, "Ma môme", ce dernier la mettant en musique. Cette chanson devient le succès qui le met alors en lumière, cela fait déjà quelques années que Jean chante. Cette chanson empreinte d'un petit air "titi parisien" nous décrit l'amour le plus pur qui puisse exister. Même, si celle qu'il aime n'a rien d'une star, il l'aime plus que tout et à ses yeux, elle est "sa star"... même si elle travaille à Créteil, à l'usine ...

A noter que Jean Ferrat, en 1962, fait une apparition  dans le film de Jean-Luc Godard  "Vivre sa vie". La scène :  il entre dans un café de banlieu et sélectionne une chanson dans le juke-box. Il s'agit de "Ma môme". Il s'installe au bar et l'écoute sous le sublime regard d'Anna Karina.

 

 Vidéo de la scène dans le film : Vivre sa vie !

"Je ne puis vivre que de toi" naît sous la plume de Jean Ferrat et en fait la musique. C'est en 1961 qu'avec cette chanson il confirme qu'il est plus qu'un chanteur mais surtout un poète. Les images fortes font déjà référence à l'Ardéche qui deviendra son "pays d'adoption", sont des comparaisons subtiles entre l'amour et la nature qu'il aimait tant ... 

"Comme l'amour est l'eau fraîche, quand tu me dis bois ...., comme le sont à l'Ardèche, ses landes ses bois ..."

 

Dans les prochains volets de cette série consacrée à l'amour à travers Jean Ferrat, vous verrez qu'il n'était pas dénué d'humour et de fantaisie quand il parlait d'amour .... mais toujours avec une profonde tendresse et le talent qu'était le sien .... 

Allez par ce froid, aujourd'hui, rien de tel que de t'écouter Jeannot .... 

Véronique Blandin

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21 janvier 2017

Sur le lit défait ...

alitdefaitdelacroix

Tableau d'Eugène Delacroix

 

Il ne restait plus guère que des effluves de jasmin,

Des fragments de douceurs posés un peu partout.

Le temps figé, comme ces grappes de raisin aux vendanges tardives sous le froid de décembre,

Ne galopait plus comme les chevaux fougueux.

La pluie jouait de la harpe, contre les volets mi-clos,

Dégoulinante et fraîche au matin qui s'annonçait.

Sur le dossier du vieux fauteuil au capiton carmin,

S'éparpillait douces dentelles et froufrous aguicheurs.

Un chapeau claque au port altier,

S'étonnait d'être posé là comme vulgaire galure.

Sur le parquet de chêne craquant, délicates bottines corsetées,

Enlaçaient délicatement les chaussures à guêtres du marquis pédant.

Et dans le miroir au regard curieux naissait le reflet sulfureux,

Des deux amants improbables recouverts seulement de leurs caresses passionnées.

C'est à l'aube pesante, qu'on les a trouvés là, endormis à jamais dans un dernier baiser,

Juste là, sur le lit défait...

Véronique Blandin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 janvier 2017

The Old New World .... un film unique ...

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Ce film d' Alexey Zakharov, a été réalisé à partir de photographies anciennes, animées ! Vous découvrirez New York, Boston, Washington, Detroit ! 

Son procédé ? Il a découpé numériquement des images anciennes. Puis il a utilisé ces découpes pour les reproduire en 3D tout en restant fidèle aux images de base ! Elles sont utilisées comme texture !

Ce résultat bluffant nous donne vraiment l'impréssion d'un film plutôt qu'une animation. L'eau et la fumée sont rajoutées en 3D pour donner une ambiance de film !

Al Bowly en signe la musique : Guilty ...

Un résultat bluffant ... on est saisit par cette ambiance d'une époque merveilleuse ....

Ça donne envie de voyager et d'en voir plus ...

 

Véronique Blandin

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15 janvier 2017

1954 ....2017

 

Parce qu'il ne faut pas oublier... Que depuis 1954 rien n'a vraiment changé ... J'ai du mal à avoir chaud chez moi quand je pense que beaucoup sont dans la rue ... j'ai du mal à manger quand je sais que quelque part des êtres humains ne mangent pas à leur faim ...

N'oublions personne .... 

 "Que ceux qui ont faim aient du pain ! Que ceux qui ont du pain aient faim de justice et d'amour! "

L'Abbé Pierre

Véronique Blandin

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14 janvier 2017

Magistral ....

clownauchapeauvertbuffet

"Le clown au chapeau pointu Bernard Buffet"

Il fait le pitre, portant si bien son nom :  Magistral ! 

Ses grands yeux au vert profond,

Son nez rouge comme étendard,

Vous amusent, vous séduisent,

Ses grimaces hilarantes,

Ses pirouettes insolentes,

Son pantalon trop grand,

Vous êtes sous le charme de cet échevelé pimpant,

Mais, lorsque le chapiteau vidé de vos éclats de rire rassurants,

Que les  lumières se font discrètes,

Sa solitude en plein coeur lui revient sans douceur,

Ses larmes sur ses joues blanchies, perles de douleur, coulent magistrales ...

 

Véronique Blandin

 

 

 

 

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13 janvier 2017

Comme un aller sans retour...

aombre

Il laisse derrière lui des odeurs de cigares,

Des accords de guitare ... 

Ses pas claquant sur le parquet grinçant,

Sonnent encore comme mille olifants,

Il laisse derrière lui les volutes bleutées,

Quelques soupirs légers ...

Son ombre dans la rue s'évanouissant lentement,

Comme sur ces pavés luisants,

Il laisse derrière lui des souvenirs brûlants,

Des adieux déchirants,

Des étreintes insensées,

Ses caresses en suspens...

Il laisse derrière lui, 

La belle gitane aux yeux troublants,

Cet amour naissant,

Ses frissons, ses espoirs ... 

Il laisse derrière lui,

Sa peur, ses cris, ses détours émouvants,

Il éloigne l'amour,

Comme un aller sans retour ...

 

Véronique Blandin

 

 

 

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09 janvier 2017

La déclaration de Wolinski : un souvenir de 2016 : L'un à l'autre , l'autre à l'un .....

Couple_Valse_Camille_Claudel

Le couple selon Camille Claudel 

J'ai eu le bonheur de lire ce magnifique texte de Wolinski, au cinéma de Decize, pour l'hommage rendu à Charlie Hebdo, il y a un an en janvier 2016 ... 

Quel moment d'émotion pour moi ... 

"L'un à l'autre, l'autre à l'un ...."

 

Véronique Blandin 

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08 janvier 2017

Je l'écoute comme je le lis ... (la confiance, petite réflexion sur l'amour,

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Ses mots sont si forts, son écriture si précise et poétique. Il est plus qu'un écrivain pour moi, un philosophe ! 

Je décortique ses phrases, ses mots .... ses silences ! Ils sont si proches de ce que je ressens ... 

Après Jules Roy, Christian Bobin est une "rencontre littéraire" magique. 

Mon coup de coeur 2016 !

Je veux tout lire de lui. Tout essayer de comprendre ! 

Quand il parle de l'écriture, de la vie, de la mort , de l'amour .... c'est tellement ce qui m'anime !

Le son de sa voix est telle que son écriture, claire, posée, sonnante comme des poèmes ... 

Lire Christian Bobin et l'écouter sont les mêmes ravissements .... 

 

 

 

Je vous aime Chrisitan Bobin ... 

Véronique Blandin

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04 janvier 2017

D'un petit bout de rien....

vieuxchene

D'un petit bout de rien, 
Il est devenu géant ...

Ces branches tentaculaires, 
Lui donnent tant de caractère,
Il est solide comme la terre,
Cette terre nourricière qui le tient droit et fier,
Un brin dénudé, il bataille contre l'hiver...
Paré de son feuillage si vert,
C'est l'été qu'il exulte sans manière,
Ce roi majestueux, plusieurs fois centenaire,
En a entendu des coups de tonnerre,
Vu passer des malheurs et des guerres,
En a écouté des chants joyeux des petites écolières,
Et aussi ces secrets des amoureux le coeur en bandoulière ?

Non il n'a jamais ployé, 
Il n'a jamais cédé,
Il a toujours résisté,
Il est encore debout planté,
Et ses amis ailés viennent encore s'y nicher,
Le vent aime pourtant le titiller,
Son écorce est sa force pourtant toute plissée,
L'écureuil malicieux est venu l'habiter,
Il en a fait son ami, son allié,
Les corbeaux persifleurs n'ont pas su l'effrayer,
Il est puissant et pourtant sensible pour qui sait l'aimer,
Il se nourrit du temps et de sa liberté,

Je me suis arrêtée un matin de chaleur,
J'ai senti son odeur,
J'ai respiré comme lui en douceur,
Il m'a redonné vie et un peu de fraîcheur,
Puis j'ai dormi contre lui sans peur,
Il était si fort ce charmeur,
Toutes ces branches frémissantes aux merveilleuses couleurs,
M'ont caressée pendant des heures,
Il était grand et protecteur,
Il y mettait tant d'ardeur,
Il m'a laissé tranquille, il n'était pas voyeur...
Et j'ai serré son tronc, il a serré mon coeur,

D'un petit bout de rien,
Il est devenu géant,

Véronique Blandin

 


 

 

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01 janvier 2017

Tous mes voeux ....

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Je vous souhaite à vous tous, amis du blog, une bonne et heureuse année !

Beaucoup de belles choses .... 

Une année sans violence ...

Je vous remercie pour vos visites, vos commentaires, vos messages... 

Merci aux fidèles, aux nouveaux visiteurs .... 

Je vous souhaite aussi beaucoup de lectures, de nouvelles rencontres grâce aux livres ... 

Beaucoup d'amour et d'amitié .... 

A très vite ici sur le blog et dans la vie ...

Encore une bonne année ...

Véronique Blandin

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31 décembre 2016

Dernier jour de l'année 2016 : l'aventure des "Coeurs cabossés"

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Si je dois retenir un événement de l'année 2016, c'est l'aventure des "Coeurs cabossés". 

Merci à mes amis d'avoir partagé ces moments autour de ce projet ... 

Ce livre est plus qu'un recueil de nouvelles, c'est une histoire d'amitié ! 

Merci aux lecteurs qui nous ont parlé avec tendresse de leur lecture des "Coeurs cabossés" ... 

Merci à Jean-Noël,  à Sylvie, à Jean-Charles, à Michel ...

Pour ces beaux instants lors des dédicaces et ces moments passés autour du recueil (corrections, discussions, rires .... )

Merci aux gens qui nous font confiance, je pense notamment à Michele et Afshin, nos libraires préférés ...

Oui de l'année 2016, c'est ce que je retiens et qui restera à jamais dans ma mémoire ... 

Nos coeurs n'ont pas fini de battre .... 

L'aventure continue .... 

Bonne lecture ... 

 

Véronique Blandin

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30 décembre 2016

"Folle d'Hervé Guibert" ....

hervegubert25

Cet auteur, cet homme nous a quitté il y a maintenant 25 ans , le 27 décembre 1991 ! 

Ses livres sont toujours vers moi. 

Je l'aimais et je l'aime encore ... 

J'imagine souvent ce qu'il aurait pu écrire et dire, si cette maladie horrible qu'est le sida, ne l'avait pas emporté ... 

Pour toi Hervé qui aimait tant cette musique :

 

 

Tu étais si beau et tu étais une si belle personne ..... 

Véroniqu Blandin

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29 décembre 2016

Beau comme une déclaration d'amour ...

 

acoeurdecl2

Ça vous cueille un matin,
Où vous n'attendiez rien,

Ça vous prend par la main,
Vous attire doucement,

Ça vous réchauffe un instant,
Vous donne des frissons, 

Ça fait battre le coeur, 
Comme roulements de tambour,

Ça donne des couleurs à la vie,
Comme le kaléidoscope aux mille nuances,

Ça donne le rouge aux joues,
Comme à ces pommes croquées avec malice,

Ça sonne clair et tendre,
Comme la douce musique de la harpe féerique,

Ça bouillonne passionnément,
Comme le ressac bruyant de l'océan,

C'est tout ça et encore plus,
C'est encore et pour toujours,
Beau comme une déclaration,
Beau comme une d'éclaration d'amour ....

Véronique Blandin

 

 

 

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27 décembre 2016

Le temps qui reste ...

aocean

J'aimerais autant le passer en écoutant les musiques que j'aime, les chansons de Ferrat ... J'aimerais autant le passer avec les gens que j'aime, la famille, mes amis ... j'aimerais autant le passer avec tant de livres .... 

Alors je ne sais pas combien de temps il reste, mais laissez moi en encore un peu pour toutes ses choses .... 

 

 

 

 

Véronique Blandin

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